La « cigarette à vapeur » lutte contre le tabac

On veut nous faire croire qu’arrêter de fumer est à la portée de tous les fumeurs.
En première ligne, les hygiénistes, convaincus souvent par ignorance, que seule la volonté peut faire barrage au tabagisme, militent souvent pour un sevrage radical, sans aide et violent.
Les plus compréhensifs admettent tout de même un intérêt aux substituts disponibles, permettant de moins souffrir.

Mais qu’est-ce qu’un sevrage tabagique ?

Une marque pharmaceutique de renom écrit :
« Lors du sevrage tabagique, la dépendance à la cigarette peut provoquer des symptômes de manque très fort ainsi que des effets secondaires. Outre le désir intense de fumer, le sevrage peut engendrer de l’anxiété, une irritabilité ou encore des troubles du sommeil. On peut également constater une augmentation de l’appétit et des difficultés de concentration. Les substituts nicotiniques *** permettent de soulager efficacement ces symptômes. »

La réalité des faits ne se résume pas à une description aussi succincte.
L’arrêt du tabac qui fait si peur à tous les fumeurs se définit par des envies irrépressibles et constantes de fumer qui creusent l’estomac, tendent les nerfs et fatiguent énormément.
C’est un manque physiologique qui conduit à l’anxiété, l’irritabilité, parfois même l’agressivité, perturbe le sommeil, dérègle l’appétit et finit par conduire à une forme de dépression transitoire.
Ce sevrage peut également avoir un impact sur la respiration, engendrer une toux revêche, déclencher des maux de gorge, perturber le transit intestinal, se répercuter sur la peau…

Bref, les descriptions des laboratoires pharmaceutiques sont loin du compte et leur slogan « arrêtez facilement avec nos bonbons sans sucre » risque fort de glisser sur un fumeur qui n’est pas un patient, qui ne perçoit aucun signe de maladie naissante mais qui veut juste se défaire d’une sale habitude.

Mais il est prêt à faire des concessions et le voilà timide, demandant à son médecin une prescription angoissée pour des patchs, sûr qu’il s’agit là du meilleur moyen de tenter enfin l’arrêt qu’il sent de plus en plus urgent.
Fort de cette nicotine transdermique, le fumeur va se retrouver face à lui-même dans les premiers jours de sevrage. Et ces réactions seront bien différentes selon les individus.
Certains ne parviendront pas à surmonter cette envie irrépressible en dépit de l’apport de nicotine des patchs. D’autres ne ressentiront plus le désir de fumer mais seront confrontés à des effets secondaires désagréables. La catégorie la plus chanceuse mais néanmoins minoritaire, trouvera là un excellent point de départ pour un sevrage efficace.

Les raisons pour lesquelles les essais de sevrage tabagique avec la nicotine transdermique ne marchent pas sont souvent liées au titrage des patchs. Soit la délivrance de nicotine est insuffisante, soit elle est excessive. Un taux insuffisant conduit le fumeur à rechercher encore la cigarette pour pallier le manque. Un taux excessif, lui, déclenche des symptômes très désagréables, tachycardie, respiration bloquée, angoisse, sueurs, sensations vertigineuses, etc… parfois ignorés par un utilisateur mal informé qui confond ces signes avec les effets du sevrage et se met en danger…

Le souci donc de la nicotine transdermique c’est qu’elle est délivrée par des patchs prédosés, 21, 14, 7mg… et chaque être humain est différent. Là où un gros fumeur aura besoin de plus de 21mg, un fumeur occasionnel se trouvera peut-être en surdosage avec 7mg. Là où un fumeur d’1m80 taillé comme une armoire aura besoin d’un taux conséquent, la trentenaire d’1m60 se verra proposer le même dosage… Et l’échec des substituts nicotiniques pharmaceutiques se trouve peut-être bien dans ce « léger » oubli de différenciation entre chaque individu…

Les détracteurs de la cigarette électronique brandissent l’usage « libre et récréatif » de la nicotine comme le mal suprême. En dépit du fait que la nicotine ne soit pas une substance si interdite puisqu’en vente libre en pharmacie, que son addiction ne soit pas aussi néfaste lorsqu’elle n’est pas associée aux produits du tabac, elle est une des clés du sevrage tabagique.
Les hygiénistes tirent à vue sur les utilisateurs de ce dispositif électronique pour le diaboliser sans même essayer de comprendre son potentiel.

Au lieu de dramatiser, donnez à un fumeur une alternative lui permettant de remplacer la fumée de sa cigarette. La vapeur a un impact comportemental, elle est l’égale de la clope visuellement mais ses répercussions sur chaque organe du corps sont quasi inexistantes.

Offrez-lui, s’il le souhaite, la nicotine que son organisme va réclamer après des années d’accoutumance. Selon sa consommation passée, son âge, sa stature et son poids, il adaptera tout seul le dosage requis pour ne pas ressentir de manque. En cas de surdosage, il sera le premier à le reconnaître. Il posera son vaporisateur pendant 2 heures, n’oubliera pas de s’hydrater et son corps éliminera le trop perçu.
Puis, s’il demeure convaincu de l’efficacité de la cigarette électronique et maintient une utilisation constante en oubliant le tabac, en quelques semaines, son organisme commencera à manifester sa volonté de se délivrer de la nicotine.
Car, l’effet magique de l’ecigarette est la réduction spontanée du taux de nicotine. Si un débutant s’approvisionne en liquides de 18 ou 20mg, très vite, il sera amené à rechercher un grammage de 14, puis 12, puis 9, puis 6, puis 3… et ce ne sera pas une volonté consciente mais l’ordre d’un organisme qui ne veut plus de taux conséquents. Et souvenez-vous que chaque cigarette traditionnelle délivre 1 à 2mg de nicotine… chaque cigarette.

Depuis plus d’une décennie, des millions de vapoteurs de par le monde ont fait le choix de basculer leur habitude de fumer sur un dispositif électronique. Ils savent pour la plupart qu’ils sont délivrés du tabac. Pourquoi ? Parce que les arômes contenus dans les liquides ont habitué leur cerveau à une perception agréable de la vapeur. Retourner à la cigarette traditionnelle n’est plus attractif pour eux car son goût est fade et désagréable.
En revanche, un ex-fumeur sevré par les substituts nicotiniques pharmaceutiques ne détient pas cette clé, cette « programmation » qui peut éventuellement faire barrage à une regrettable rechute.

La cigarette électronique est une vraie arme contre le tabac et non une incitation au tabagisme.
Des esprits machiavéliques tentent d’immiscer l’idée qu’elle serait une invitation à fumer quand elle est en réalité la meilleure parade au tabagisme.
Elle ne séduit pas les jeunes parce qu’elle n’a rien des « interdits » absolus. Non, elle est ce que « les vieux » utilisent pour ne plus fumer…

Promouvoir l’usage de la «cigarette à vapeur » est une vraie lutte contre le tabac quand on sait que tous ceux qui la défendent sont désormais ex-fumeurs et tiennent à le rester…
Ne pas vouloir l’admettre est une grave négligence et une inconscience absolue en matière de santé publique.

E-cigarettes-011

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Un commentaire sur “La « cigarette à vapeur » lutte contre le tabac

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  1. Texte très bien inspiré que l’on sent issu de l’expérience d’un ancien fumeur et actuel vapoteur !
    On pourrait également ajouter que le vaporisateur personnel apporte le « geste » qui manque tant au fumeur qui essaie d’arrêter.

    J’y suis également allé de mon petit texte : http://soflx.fr/Tabac-Europe-Vape

    Si vous voyez des choses à ajouter, je suis preneur 😉

    Bonne vape à vous !

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