Les médias complices de la destruction de l’ecigarette

Et si au lieu de tenter de diaboliser systématiquement la cigarette électronique, les médias s’intéressaient un peu aux stratégies de l’industrie du tabac pour contrer les efforts de lutte contre le tabagisme ?

Parce qu’au final, à force de taper sur l’ecigarette, on peut se poser des questions sur tous ces journalistes qui ciblent leurs efforts pour décrédibiliser un dispositif montrant tous les signes d’un substitut efficace au tabac sans jamais s’attaquer de front à une industrie mortifère depuis des décennies.

Qu’en est-il de tous ces articles de presse que nous ne lisons pas ?

Qu’en est-il des actions subversives de l’industrie du tabac, très complexes, dotées d’un financement important et qui restent dans l’ombre ?
Nous savons, par exemple, que l’industrie mène une campagne sévère contre l’OMS depuis des années et que, pour parvenir à endiguer toute lutte contre le tabac, les cigarettiers ont réussi à se dissimuler derrière des organismes prétendument universitaires, de politique publique ou d’affaires soi-disant indépendants. Des documents officiels ont également démontré que les stratégies mises en œuvre pour saper toute action contre le tabagisme reposaient sur des experts scientifiques et internationaux présentant des liens financiers avec l’industrie du tabac.

Cette sombre incursion des cigarettiers dans ce que nous pourrions nommer la santé a même abouti à des recommandations au sein de l’OMS émises en 2000, établies comme suit :

– Les Etats Membres devraient procéder au même type de recherches concernant l’influence de l’industrie du tabac sur leurs efforts de lutte antitabac
– Les Etats Membres doivent évaluer avec soin l’impact des politiques passées de l’industrie du tabac sur la santé et le bien-être de leurs citoyens et envisager les mesures qu’il convient de prendre pour réparer les abus passés et décourager les abus futurs
– L’OMS doit encourager des enquêtes supplémentaires sur le comportement de l’industrie du tabac par des chercheurs indépendants et par des institutions dont les décisions peuvent avoir été compromises.
– L’OMS doit encourager et soutenir les efforts déployés dans le but d’identifier et de rendre public le rôle de groupes tiers de façade ou d’agents travaillant sous l’influence des compagnies de tabac.
– L’OMS doit recommander vivement aux Etats Membres d’entreprendre leurs propres enquêtes sur l’influence possible des compagnies de tabac sur les décisions et politiques nationales, et de rendre publics les rapports faisant état de leurs constatations.
– Un-e chercheur-se qui dissimule ou donne des informations trompeuses sur les sources de son financement doit être exclu pour une période de temps appropriée de la participation aux travaux de recherche parrainés par l’OMS ou le CIRC et de publication dans les revues cautionnées par l’OMS ou du CIRC.

Ces recommandations ne font jamais la Une de la presse. Non, on préfère régulièrement mettre en avant les « dangers » de la cigarette électronique, suivant ainsi un mot d’ordre de destruction d’un dispositif permettant le sevrage tabagique, jugé 95% moins nocif que la cigarette.

Le fait est qu’il existe de nombreuses études sur la cigarette électronique allant dans le sens d’une infime nocivité de sa vapeur par rapport à la fumée. Demander une totale innocuité est un terrible non-sens lorsqu’on sait que l’ecigarette a vocation à remplacer son équivalent incandescent qui, lui, fait des ravages sur la santé et conduit à 78000 décès par an. A ce jour, et plus d’une décennie après son apparition, aucun utilisateur n’a à souffrir d’effets délétères de la cigarette électronique. Nos hôpitaux, eux, sont bondés de patients atteints par diverses maladies liées au tabac.

Le choix des journalistes devrait être cohérent. Tout comme avec les médicaments jugés à risques, leur rôle devrait être l’information à titre de prévention. Mais, dans le cas de la cigarette électronique, la ligne éditoriale est à contresens de la raison. On ne cesse de montrer du doigt un dispositif susceptible de sauver des millions de vies de par le monde en propageant des documents prétendument scientifiques mais orientés par les manipulations de l’industrie du tabac.

Demain, lorsque la cigarette électronique aura été enterrée au même titre que le Snus parce que jugés trop efficaces pour libérer les gens du tabac et limiter les risques de maladies mortelles, les journalistes porteront la même responsabilité que les législateurs. Ils n’auront eu de cesse de décourager toute tentative de sevrage tabagique en faisant mine d’informer des méfaits de la cigarette électronique. Ils seront tout aussi coupables d’avoir manipulé l’opinion publique au profit de l’industrie du tabac.

Sont-ils seulement conscients de leur complicité et de la lourde imputabilité qu’ils sont en train d’endosser ?

* Recommandations OMS 2000

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