Le « principe de répartition »

Qu’est-ce que le principe de précaution ?

« En cas de risque de dommages graves et irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement. » Principe 15 de la déclaration de Rio, 1992
En droit français, ce principe est devenu : « L’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable » Loi Barnier 1995, également appliquée à la santé.

La loi nous dit donc que l’application du principe de précaution doit correspondre à une absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques. Qu’en est-il lorsque l’Etat fait en sorte d’ignorer ou d’interpréter des connaissances scientifiques et techniques afin d’appliquer coûte que coûte le principe de précaution ?

Prenons un exemple au hasard… la cigarette électronique.
Appliquant le sacro-saint principe de précaution, le ministère de la Santé s’est battu bec et ongle pour imposer des restrictions d’usage à un dispositif que même le monde médical tend à reconnaître comme un moyen de réduction des risques du tabagisme.

Interdiction dans les lieux publics ainsi que sur les lieux de travail au même titre que le tabac.
Le vapoteur est relégué au même rang que le fumeur et se voit donc contraint de le retrouver aux endroits désignés fumeurs. Sauf que le vapoteur est le plus souvent en cours de sevrage tabagique… mais le principe de précaution ignore copieusement que la vapeur d’ecigarette n’est pas de la fumée et qu’elle ne présente aucun danger avéré pour l’entourage même si cela est prouvé scientifiquement. Le vapoteur innocent doit donc inhaler la fumée en même temps que sa vapeur et peu importe si sa vapeur n’incommodera jamais son ami fumeur !

Interdiction de toute publicité ou propagande au même titre que le tabac. Là, le principe de précaution est appliqué pour que nul ne soit plus intéressé par la cigarette électronique que par la cigarette traditionnelle. Tout comme avec l’alcool pour lequel on accorde certaines dérogations publicitaires, foulant soudainement du pied le principe de précaution, on tôlère les débordements de l’industrie du tabac qui contourne la loi dans chaque débit de tabac tout en tentant de baillonner le monde de la vape qui se dresse, outré de tant d’amalgames avec la catégorie fumeur qu’il a décidé de quitter, parfois depuis longtemps.

Le principe de précaution si sévèrement appliqué à la cigarette électronique n’est pourtant qu’un outil occasionnel du ministère de la Santé. En effet, un nouveau médicament insuffisamment testé dans la durée, risquant de provoquer de graves effets secondaires, obtient tout de même l’agrément des autorités sanitaires. Et lorsqu’un scandale finit par devenir inévitable, son retrait est programmé « par principe de précaution » !
Il est donc possible d’écrire ici que le principe de précaution médicale mis en œuvre par l’Etat doit correspondre à des maladies déclarées ou pire des décès. Mais le principe de précaution appliqué à la cigarette électronique doit, lui, devancer tout effet secondaire possible sur les cent années à venir !
Même si la recherche scientifique ne dénote aucun effet notable sur la santé et en est à juger le vaporisateur plus sain à 95% que le tabac, le principe de précaution invite le consommateur à rester sur le tabac, de peur de mourir des produits de la cigarette électronique ! Et si l’inverse se produit en se focalisant sur le tabac dans l’attente de savoir si la vape est inoffensive, tant mieux ! Ce sera là l’application du « principe de sélection » (avant la retraite, tu meurs !)…

Le Ministère de la Santé a donc requalifié la définition du principe de précaution en principe d’interdiction arbitraire. Il détient les « connaissances scientifiques et techniques » sur les produits de la vape, sait pertinemment qu’ils sont infiniment moins nuisibles que les produits du tabac mais interdit leur usage et stigmatise ses utilisateurs. Pourquoi ?

Peut-être que la réponse se trouve en fait au Parlement européen ou même à la FDA aux USA. Là s’applique le « principe de répartition ». Il n’a rien à voir avec le principe de précaution, il n’est même pas son cousin. Quant à la santé, il n’en a cure. Non, en fait, le principe de répartition est destiné aux élites qui dirigent ce monde. Il permet d’interpréter les études, d’extrapoler des effets, de violer des lois et, très souvent, trop souvent, de s’enrichir. Le principe de répartition conduit à l’organisation de réunions discrètes dans de sombres cabinets pour fomenter des complots et signer des accords obscurs. Il permet de publier des rapports et comptes rendus surlignés pour être parfaitement illisibles en narguant les citoyens en droit d’exiger la transparence des législateurs.

Le citoyen troublé n’a plus qu’à exercer un recours juridique contre l’application du principe de répartition des marchés au sommet de l’Europe et du monde en violation totale du principe de précaution. A moins qu’il ne soit victime trop tôt du principe de sélection…

http://www.aiduce.org/le-scandale-des-fumeurs-sacrifies/

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